Chiffrer juste et ne rien oublier
Des calculateurs qui comptent plaques, sacs et pots à partir de vos cotes, des checklists à cocher sur le chantier, et des mémos qui répondent à la question qu’on se pose le mètre ou le pot à la main. Tout s’utilise gratuitement, sans compte ni adresse e-mail.
Une cloison à monter ? Le calculateur de placo et de rails compte les plaques, les rails, les montants et les vis.
Les calculateurs
Ils donnent des quantités à acheter, une section de câble, une charge par cheville ou une réserve d’imprévus, et affichent leurs hypothèses sous le résultat.

Calculateur placo et rails
Plaques BA13, rails et montants de 3 m, vis, bande et enduit à joint d’une cloison ou d’un doublage, comptés en boîtes, rouleaux et sacs du magasin.

Calculateur colle et carrelage
Le nombre de cartons, les sacs de colle et de joint pour une surface donnée, avec une consommation de colle qui suit la surface du carreau, selon le NF DTU 52.2.

Calepinage de faïence
Les deux cotes à tracer, le plan de pose à l’échelle et le nombre de carreaux à acheter pour un ou plusieurs murs, coupe par coupe.

Estimations peinture
Pour une surface de murs et de plafonds, les pots de sous-couche et de finition à acheter, en 10, 5 et 2,5 L, selon le support.

Marge de sécurité travaux
Un taux de 5 à 25 % selon l’âge du logement, le type de travaux et la part que vous faites vous-même, et la somme à mettre de côté avant le premier achat.

Section de câble et disjoncteur
Trouvez la section en mm², le calibre du disjoncteur, la chute de tension et le diamètre de gaine ICTA de chaque circuit, selon la NF C 15-100.

Cheville et charge admissible
La cheville, son diamètre et le mode de perçage selon que le mur est en plaque de plâtre, en brique creuse ou en béton, et le cas où aucune cheville ne convient.
Les checklists
Elles se consultent sur le moment, d’une main, au milieu d’une pièce en travaux : avant de partir au magasin, avant de fermer une cloison, devant un devis, le jour de la réception.

Les mesures à prendre avant d’aller au magasin
Les cotes à relever et les photos à prendre avant de partir, poste par poste : cloison, carrelage, peinture, plomberie, électricité.

Avant de refermer un mur
Les photos, les cotes, les tests de continuité et l’étiquetage à faire pendant que la cloison est encore ouverte.

Vérifier un devis de travaux
Les mentions légalement obligatoires, le chiffrage poste par poste, les assurances à vérifier et les formulations qui doivent alerter.

La réception de travaux
Ce qui se vérifie le jour où l’artisan dit « c’est fini » : les essais à faire, les pièces à réclamer, les réserves à porter au procès-verbal et la retenue de garantie plafonnée à 5 %.
Les mémos
Ils rassemblent les valeurs qu’on revérifie plusieurs fois par chantier : cotes de pose, températures et délais de mise en œuvre, formalités. Chaque tableau y dit d’où viennent ses valeurs : norme, fiche de fabricant ou règle de métier.

Les cotes standards
Hauteurs de prises et d’interrupteurs, diamètres et pentes d’évacuation, plans de travail, passages et débattements. Six tableaux, une source citée sous chacun.

Températures et délais de mise en œuvre
Les plages de température, les hygrométries et les délais avant recouvrement des colles, enduits, peintures, primaires, chapes et joints. Chaque tableau cite l’origine de ses plages.

Ce qui déclenche une formalité
Geste par geste : déclaration préalable, permis, accord de copropriété, Consuel, assureur, impôts, carnet d’information du logement. Avec sa date de dernière vérification.
Les données à saisir et les résultats, calculateur par calculateur
Calculateur placo et rails
Vous donnez la longueur, la hauteur sous plafond, l’entraxe et le type de paroi, cloison ou doublage. Il calcule le nombre de plaques BA13, de rails et de montants de 3 m, puis les vis, la bande et l’enduit à joint. Il compte les faces à votre place, deux pour une cloison, une pour un doublage, ce qui fait varier du simple au double le nombre de plaques.
Calculateur colle et carrelage
Il part de la surface, du format du carreau, de son épaisseur et de la largeur de joint, et en déduit le nombre de cartons, de sacs de colle et de sacs de joint. Le format pèse le plus : selon le NF DTU 52.2, la colle passe au sol de 4,5 kg par m² pour un 20 × 20 à 8 kg pour un 60 × 60. Choisir un 60 × 60 plutôt qu’un 20 × 20 change donc le budget de colle avant même de changer le rendu.
Calepinage de faïence
Vous donnez les dimensions du mur, les obstacles et le format du carreau. Il donne le trait de niveau, la position du premier carreau entier, le plan de pose à l’échelle et le nombre de carreaux à acheter, coupe par coupe.
Estimations peinture
Surface à couvrir, nature du support, nombre de couches : il en déduit le litrage de sous-couche et de finition, puis le convertit en pots de 10, 5 et 2,5 L, au plus près du besoin : un fond de pot de 10 L entamé sèche avant le chantier suivant, et le litre qui manque en fin de deuxième couche oblige à racheter un pot, parfois d’un autre lot de fabrication.
Marge de sécurité travaux
L’âge du logement, la nature des travaux et la part que vous réalisez vous-même donnent, selon le barème de l’outil, un taux compris entre 5 et 25 % et la somme correspondante. Aucune statistique publique ne permet de prévoir vos dépenses : l’outil vous aide à fixer la réserve avant le premier achat, sur une ligne à part.
Section de câble et disjoncteur
Usage du circuit, puissance à alimenter, longueur de la ligne et mode de pose : il donne la section en mm², le calibre du disjoncteur, la chute de tension calculée et le diamètre de gaine à commander. Il tient compte de la longueur de ligne, que les tableaux de sections laissent de côté : le 2,5 mm² d’un circuit de prises protégé à 20 A tient jusqu’à 31 m, et au-delà la chute de tension oblige à monter d’une section.
Cheville et charge admissible
Nature du mur, poids de l’objet une fois rempli, profondeur et nombre de points de fixation : il calcule la traction et le cisaillement sur chaque point, puis indique le type de cheville, son diamètre et le mode de perçage. Le résultat dépend d’abord du mur : la même cheville nylon 8 × 40 est donnée pour 110 daN dans le béton et 25 daN dans la brique creuse. Sur plaque de plâtre, au-delà de 30 kg, l’outil renvoie la charge à l’ossature, avec un renfort à poser avant de fermer la cloison.
Où intervient une checklist
Un calculateur s’utilise une fois les cotes connues, souvent depuis un bureau. Une checklist sert sur place, dans la pièce ou devant le document, et ne calcule rien. C’est le cas de la checklist des mesures à prendre avant d’aller au magasin. Elle liste poste par poste ce qu’il faut avoir relevé, noté et photographié avant de fermer la porte, puis renvoie vers les calculateurs de plaques, de carrelage et de peinture. Elle se coche sur le téléphone, et les cases restent cochées sur cet appareil, dans ce navigateur.
Ce qui les sépare d’un tableur
Un tableur de chantier vous donne un besoin en mètres carrés et en kilos, et vous laisse la conversion sur le parking du négoce : la colle se vend en sacs de 25 kg, les plaques par 3 m², la bande en rouleaux de 50 m. Ces calculateurs vont jusqu’au nombre de sacs, de plaques et de rouleaux à acheter, arrondi vers le haut. Chaque page affiche aussi ses hypothèses sous le calcul, rendement retenu, taux de chute, consommation au mètre carré, avec la norme ou la fiche professionnelle qui les fonde. Vous pouvez donc refaire l’opération à la main, ou remplacer une hypothèse par celle imprimée au dos de votre sac.
Un calculateur répond à une question de quantité et ne garde rien en mémoire. Pour situer ces outils parmi les autres appuis d’un chantier, lisez ce que résolvent un calculateur, un tuto vidéo et une application de chantier. Et avant de chiffrer une cloison, comparez les matériaux dans placo ou carreau de plâtre.
