D’où viennent les chiffres de ce site.

Ce site publie des hauteurs, des diamètres, des températures, des délais, des prix de fournitures et, depuis le 6 octobre 2026, un prix de pose par un pro sur chaque fiche de travaux. Ces chiffres viennent d’un texte réglementaire, d’une fiche produit, du site d’une enseigne, d’une moyenne ou d’une habitude de chantier. Cette page indique d’où vient chacun.

Un chiffre sans origine ne se vérifie pas : vous le croyez ou vous le rejetez, sans rien pour trancher.

Les cinq statuts d’un chiffre.

Chaque valeur publiée ici appartient à l’une de ces familles, et la page qui la publie précise laquelle. Si vous prenez la plage de température d’un fabricant pour une norme, vous découvrez l’écart sur le chantier.

  1. Une valeur normative

    Elle vient d’une norme NF, d’un DTU, d’un article de code ou d’un arrêté. Elle est citée avec son numéro et son millésime, et avec un lien quand le texte est gratuit.

    Ce qu’on peut en faire
    La vérifier vous-même, vous y tenir, la faire valoir face à un devis ou à un artisan.
    Ce qu’on ne peut pas
    Supposer qu’elle couvre votre cas sans lire son domaine d’application. Une norme a des limites d’emploi, et la question qu’on se pose sur un chantier porte souvent sur l’une d’elles.
  2. Une valeur de fiche technique

    Elle vient du fabricant d’un produit précis et porte la date de la fiche consultée. Presque toutes les plages de température et tous les délais avant recouvrement sont de cette famille.

    Ce qu’on peut en faire
    L’appliquer au produit que vous avez dans les mains, celui dont la référence correspond.
    Ce qu’on ne peut pas
    L’étendre à toute la famille de produits. Deux colles à carrelage du même rayon n’ont pas forcément la même plage de pose ni le même délai avant de marcher dessus.
  3. Un prix relevé

    Le prix d’un produit précis, relevé sur le site d’une grande enseigne de bricolage, à une date. Les prix des fournitures des fiches de travaux viennent de là, et chaque fiche affiche la date du relevé. La fourchette affichée, elle, n’est pas un relevé : Murmur la calcule à partir de ces prix, de la quantité arrondie au format vendu juste au-dessus et des cas que vous n’avez pas encore écartés. Chaque réponse que vous donnez retire des cas et resserre la fourchette.

    Ce qu’on peut en faire
    Savoir ce que coûtaient les fournitures ce jour-là, en ligne, et le comparer à votre propre liste.
    Ce qu’on ne peut pas
    Le prendre pour le prix de votre magasin. Le prix en rayon peut différer du prix en ligne, et d’une ville à l’autre. Une partie des prix est encore provisoire, et la fiche le signale.
  4. Un tarif moyen de pose

    Le prix affiché sous « Si un pro pose » sur chaque fiche de travaux. C’est un tarif moyen par type de travaux. Il couvre la main-d’œuvre seule, TTC : les fournitures restent dans le prix d’à côté. Ces moyennes croisent un barème professionnel, des devis que j’ai reçus pour mes propres chantiers et des tarifs publiés par des artisans. Quand ces sources manquent pour un type de travaux, le tarif est mon estimation. Je les révise une fois par an, et une partie est encore provisoire.

    Ce qu’on peut en faire
    Choisir entre poser vous-même et appeler un artisan, et repérer un devis très éloigné de la moyenne avant de le signer.
    Ce qu’on ne peut pas
    L’opposer à un artisan comme le prix juste. La moyenne ne connaît ni votre région, ni l’état de vos murs, ni l’accès à votre logement.
  5. Une provision de métier

    Ni norme, ni fiche, ni relevé, ni moyenne : un ordre de grandeur retenu pour ne pas arrêter un chantier faute de trois cents euros ou de deux jours. Les taux de marge pour imprévus et les durées de phase en relèvent.

    Ce qu’on peut en faire
    Vous en servir pour décider maintenant, puis la corriger avec vos propres tickets de caisse au bout de trois semaines.
    Ce qu’on ne peut pas
    La citer comme une statistique. Les articles qui en donnent une l’écrivent en toutes lettres : provision de métier, sans mesure derrière.

Avant de publier un chiffre.

Je ne publie un chiffre que s’il a une source liée ou une réserve écrite dans le texte.

Quand la source est introuvable

Les règles de saignée en sont l’exemple le plus net : les sources professionnelles ne donnent pas les mêmes distances, et je n’ai trouvé aucun texte qui les fixe. L’article qui les emploie les présente donc comme des règles de l’art, sans référence, et rappelle qu’elles disent où les câbles passent le plus souvent.

Quand deux sources officielles se contredisent

L’arrêté du 10 juillet 2024 fixe au niveau national les conditions techniques des WC à broyeur. Il ne reprend pas les restrictions d’usage des règlements sanitaires départementaux, qui restent en vigueur. L’article concerné donne les deux, dit lequel est national et lequel est départemental, et vous renvoie à la règle de votre département. Je préfère montrer la contradiction plutôt que de trancher à la place des textes.

Quand un texte ou un prix change

L’article est corrigé et sa date de révision, en tête de page, change avec lui. Pour les fournitures, la fiche affiche la date du dernier relevé : vous savez de quand date le chiffre que vous lisez. Les tarifs de pose, eux, sont révisés une fois par an.

Ce que le site ne sait pas.

Voici les cinq lacunes que je connais.

Le prix de votre artisan
Le prix de pose des fiches est une moyenne par type de travaux. Il ne tient compte ni de votre région, ni de l’état du support, ni de l’accès au chantier. Seul un devis donne le prix de votre pose : demandez-en deux.
Le prix en rayon près de chez vous
Les prix des fournitures sont relevés en ligne, à une date. En magasin, ils changent d’une enseigne à l’autre et selon la distance au dépôt. Le chiffre à retenir reste celui de votre propre liste, chiffrée dans deux enseignes le même jour.
Ce qui dépend d’un texte local
Les horaires de travaux fixés par arrêté préfectoral, le quota de déchèterie fixé par l’intercommunalité, les restrictions d’un règlement sanitaire départemental. Sur ces sujets, les articles vous renvoient à la règle de votre commune plutôt qu’à une valeur nationale.
Les valeurs que les sources ne recoupent pas
L’espacement entre deux saignées verticales parallèles est donné tantôt à 50 cm, tantôt à 1,60 m ; la distance minimale au plafond ou au sol, tantôt à 80 cm, tantôt à 130 cm. Ces valeurs sont publiées avec leur contradiction, jamais comme une règle de sécurité.
Les textes normatifs payants
Une partie des DTU n’est pas consultable gratuitement. Ceux que je n’ai pas lus dans leur version d’origine sont signalés comme tels, et leurs valeurs données pour ce qu’elles sont : des règles de l’art relevées chez des professionnels.

Signaler une erreur.

Il en reste. Une valeur fausse, un prix dépassé, une source morte, une règle qui a changé depuis la publication : si vous en trouvez une, écrivez-moi.

bonjour@murmurapp.fr

Je vérifie, je corrige quand l’erreur est réelle, et la date de révision change avec le texte. Quand je ne parviens pas à trancher, la réserve est écrite dans l’article plutôt que de rester dans mes e-mails. Je ne promets pas de délai : j’écris ces pages seul.

Qui écrit, et sur quoi : la page de l’auteur.

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