Méthode

Métré

Revu le 30 septembre 2026 par Florian Ferry

Autres noms : métrer, relevé de quantités

Relevé chiffré des surfaces, longueurs et volumes d’un chantier, établi pour en déduire des quantités de matériaux.

Le plan montre où sont les choses ; le métré compte combien il y en a : tant de mètres carrés de mur, tant de mètres linéaires de plinthe, tant de mètres cubes de gravats. Il se relève sur place, au mètre ruban ou au télémètre laser, pièce par pièce et paroi par paroi. Il se double presque toujours d’un croquis coté, qui ne tient pas lieu de plan : il sert à retrouver à quelle paroi correspond chaque chiffre le jour où l’un d’eux paraît douteux.

Un métré est faux bien plus souvent à cause d’une convention jamais fixée qu’à cause d’une erreur de calcul. Déduire les ouvertures ou non, compter la hauteur sous plafond ou sous linteau, mesurer au nu du mur fini ou du mur brut : deux métrés du même logement peuvent s’écarter franchement sans qu’aucun des deux soit fautif.

Un métré utile porte donc ses hypothèses avec lui. On l’additionne pour acheter, mais c’est poste par poste qu’on le relit quand la livraison ne suffit pas, plinthes d’un côté, murs de l’autre. Avec ses conventions notées en marge, il se reprend six mois plus tard sans tout remesurer.

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