La cloison est montée, les bandes sont poncées, la deuxième couche de peinture est sèche. C’est le moment où quelqu’un demande où brancher la télé, et où le pré-câblage oublié se rappelle à vous : rien ne sort de ce mur, et il n’y a plus de mur ouvert.
La tentation est grande de repousser l’électricité et le réseau à la fin, quand on saura enfin où iront les meubles. Un chantier ne le permet pas : le pré-câblage se joue dans une fenêtre de quelques jours, entre le montage de l’ossature et le vissage des plaques, et cette fenêtre ne se rouvre pas. Après, chaque mètre de câble se paie en saignée, en enduit et en deux couches de peinture.
Voici ce qu’un pré-câblage doit poser pendant cette fenêtre, ce que la norme impose depuis septembre 2025, et les six attentes qu’on regrette de ne pas avoir laissées.
Pré-câbler, c’est poser des chemins et pas des câbles
Le mot évoque un schéma unifilaire et un tableau à câbler. Le pré-câblage n’est ni l’un ni l’autre : c’est la pose des chemins que les câbles emprunteront, aujourd’hui ou dans huit ans. Quatre mots suffisent à en parler.
- Conduit ICTA (Isolant, Cintrable, Transversalement élastique, Annelé) : la gaine annelée grise ou orange, cintrable à la main, qui permet de remplacer les conducteurs sans ouvrir le mur.
- Fourreau en attente : un conduit posé vide et bouché à ses deux extrémités, qui ne dessert rien le jour de la pose.
- Tire-fil : le fil d’acier ou de nylon laissé dans le conduit, qui servira à tirer les conducteurs plus tard. Sans lui, un conduit vide et fermé est presque inutilisable.
- GTL (Gaine Technique Logement) : le volume qui regroupe le tableau de répartition et le coffret de communication. Tout part de là.
C’est cette distinction qui rend le pré-câblage rentable. Poser 30 m de conduit vide coûte moins de 10 € de fournitures. Ce que vous achetez n’est pas du plastique, c’est le droit de changer d’avis après la peinture.
Un argument s’ajoute, rarement cité. Le NF DTU 25.41 P1-1 de février 2022 traite des traversées réalisées après le passage du plaquiste, et de la responsabilité qui en découle quand les performances acoustiques ou au feu se dégradent : percer une cloison finie sort l’ouvrage de son cadre de garantie.
Ce que la norme NF C 15-100 impose depuis septembre 2025
La référence a changé de forme, et la plupart des pages en ligne décrivent l’état d’avant. La NF C 15-100 datait de décembre 2002 et avait reçu cinq amendements, de A1 à A5. Depuis le 23 août 2024, elle est publiée sous forme d’une série de 21 normes, et l’AFNOR l’écrit sans détour : « à compter de septembre 2025, la série NF C 15-100 devient la référence pour les installations neuves ».
Deux de ses parties concernent le pré-câblage : la NF C 15-100-10 pour les bâtiments d’habitation, la NF C 15-100-11 pour les réseaux de communication.
Une nuance avant de citer la norme à qui que ce soit. L’arrêté du 3 août 2016 qui la rend obligatoire vise, dans son article 4, la NF C 15-100 de 2002, sa mise à jour de 2005 et ses amendements A1 à A5. Aucun arrêté modificatif renvoyant à la série de 2024 n’a été trouvé pour cet article : la référence technique a bougé, le renvoi réglementaire pas encore.
En rénovation, aucun texte ne vous oblige à remettre un logement existant entièrement à niveau : la norme s’applique aux parties que vous refaites. Le cadre exact, avec le Consuel et l’assurance, est dans l’article sur le droit de refaire son électricité soi-même.
Deux réservations, en revanche, se font aujourd’hui ou jamais. L’ETEL (Espace Technique Électrique du Logement), qui accueille la GTL, se garde sur 600 mm de large et 250 mm de profondeur, du sol au plafond. Et les prises réseau, qui méritent leur propre section.
Les six attentes qu’on regrette de ne pas avoir posées
Un pré-câblage réussi ne se juge pas au nombre de câbles tirés, mais au nombre de fois où vous n’aurez pas à rouvrir. Les gaines ne sont pas seules dans cette fenêtre : les tuyaux, PER ou multicouche, se tirent dans la même cloison au même moment. Voici les six oublis les plus fréquents, classés par ce qu’ils coûtent à rattraper.
- Un fourreau vide entre la GTL et chaque pièce. Un ICTA de 25 ou 32 mm, avec son tire-fil, qui part du coffret et meurt dans une boîte d’encastrement borgne. Il ne dessert rien le jour de la pose, et c’est celui qui sert à tout dix ans plus tard.
- Le fourreau de pénétration pour la fibre. De la façade ou du palier jusqu’à la GTL. Le raccordement final revient à l’opérateur et s’arrête au DTIo, mais sans fourreau, le technicien passera en apparent le long de la plinthe, et vous n’aurez pas votre mot à dire.
- Deux prises réseau là où l’écran finira. Pas là où la box se trouve aujourd’hui : téléviseur, console et barre de son atterrissent au même endroit, presque toujours le mur le plus éloigné du coffret.
- Une alimentation en attente au-dessus de chaque baie. Une sortie de câble dans le coffre de volet roulant, même si vos volets restent manuels cinq ans. Rien ne l’impose : c’est le point qu’aucune goulotte ne rattrape proprement.
- Le fil pilote au droit de chaque radiateur. La norme n’impose pas le fil pilote en soi, mais elle impose un dispositif de sectionnement repéré au tableau dès que la gestion centralisée est mise en œuvre. Un conducteur non raccordé reste un conducteur actif : il s’isole, il ne se laisse jamais nu.
- Une gaine qui traverse vers l’extérieur. Garage, portail, éclairage de terrasse, et surtout point de recharge de véhicule électrique, qui réclame un circuit spécialisé. Cette traversée se perce avant l’isolation.
Ces six attentes appartiennent à une famille plus large, celle des décisions irréversibles d’un chantier, qui couvre aussi les cotes d’évacuation et les niveaux de sol fini.
S’y ajoute en pièce d’eau l’attente du sèche-serviette, hors des volumes de sécurité, décidée avec la ventilation et sa gaine.
Pendant que le tableau est déposé, la pièce doit rester alimentée d’une façon ou d’une autre : c’est l’objet de l’article sur l’électricité provisoire de chantier.
Règle d’or : une gaine posée vide et bouchée aux deux bouts ne coûte que sa longueur, une gaine oubliée coûte le mur.
Combien de prises réseau, et où les mettre
C’est le point du pré-câblage où la norme est la plus précise, et le plus souvent ignoré. Son article 5.2.2.1, dans la NF C 15-100-11, dimensionne le réseau de communication sur le nombre de pièces principales, jamais sur la surface :
- Logement d’une pièce principale : 2 socles RJ45 juxtaposés.
- Deux pièces principales : 2 socles juxtaposés dans la pièce principale, plus 1 dans l’autre pièce.
- Trois pièces principales et plus : 2 socles juxtaposés dans la pièce principale, plus 1 socle dans au moins deux autres pièces.
Soit 2, 3 ou 4 prises selon le logement. Un plancher, pas une cible : la norme compte des pièces, elle ne connaît pas vos usages.
Trois règles de pose vont avec, et se décident pendant le pré-câblage. Le câblage part en étoile depuis le coffret, un câble par prise, chacun dans son fourreau. Chaque RJ45 se pose près d’un socle 2P+T, parce qu’un point réseau finit toujours par accueillir un appareil. Et le coffret contient au minimum le DTI ou le DTIo, la répartition audiovisuelle, un bandeau de brassage d’au moins 4 socles RJ45 et la mise à la terre.
Reste le grade, qui décide de la catégorie de câble à acheter. Il relève de la NF C 90-483, homologuée en mars 2024, qui remplace la XP C 90-483 de novembre 2020. Le Grade 2 TV correspond à du câble et du connecteur de catégorie 6 blindée, le Grade 3 TV à de la catégorie 6a.
Une réserve honnête : les bandes passantes annoncées varient d’un document à l’autre, de 250 à 900 MHz pour le même Grade 3, et le texte normatif est payant. Ne choisissez pas sur un chiffre en mégahertz, mais sur la catégorie inscrite sur la gaine du câble et sur le connecteur.
Quel diamètre de gaine, et ce que vaut la règle du tiers
Le conduit ICTA relève de la NF EN IEC 61386-22 de juillet 2021, qui a remplacé la version de 2004 encore citée par bien des fiches en ligne. Le code à quatre chiffres imprimé dessus se lit dans l’ordre : écrasement, chocs, température minimale, température maximale. Le 3422, le plus courant, s’emploie de -5 °C à +90 °C, selon la fiche technique Legrand. Les diamètres vont de 16 à 63 mm.
Le dimensionnement se lit dans les tableaux fabricants :
- Ø 16 mm : 3 conducteurs de 1,5 mm².
- Ø 20 mm : 3 conducteurs de 2,5 mm².
- Ø 25 mm : 5 conducteurs de 2,5 mm², ou 3 de 6 mm².
- Ø 32 mm : 3 conducteurs de 10 mm².
Derrière ces valeurs, la règle du tiers. Promotelec la formule ainsi : « l’occupation d’un conduit ou d’un conduit-profilé est limitée au tiers de sa section intérieure lorsque les conducteurs isolés sont mis en œuvre après la pose des conduits ». La condition compte autant que le chiffre, et elle décrit votre situation, puisqu’en pré-câblage les conducteurs arrivent toujours après. L’exigence réelle est pratique : il faut pouvoir tirer, et retirer.
Deux contraintes de pose s’ajoutent. Le rayon de courbure minimal vaut 48 mm en Ø 16, 60 mm en Ø 20, 75 mm en Ø 25 et 96 mm en Ø 32, soit environ trois fois le diamètre ; il passe à 160 mm en Ø 40, où le rapport devient quatre. Un coude plus serré écrase l’annelure et bloque le tirage. Le tire-fil des conduits pré-équipés est un acier galvanisé de 0,8 mm donné pour 400 N à la rupture : de quoi tirer, pas de quoi forcer.
Les limites qui circulent, trois coudes au maximum ou tant de mètres entre deux boîtes, ne figurent dans aucune norme ni fiche fabricant consultée pour cet article. Le seul juge est l’essai.
Le conseil Murmur : tirez un bout de câble de rebut dans chaque gaine posée, d’un bout à l’autre, et laissez-le dedans. Un tire-fil nylon se coince dans un coude ; un câble déjà en place sert d’aiguille et prouve que le chemin passe. C’est l’essai que personne ne fait avant de visser la première plaque.
Faire cohabiter courants forts et courants faibles
En pré-câblage, un câble d’énergie qui longe un câble réseau y injecte des perturbations. Le document de référence est le guide UTE C 15-900 de mars 2006, auquel la NF C 15-100 renvoie. Son statut mérite d’être dit : c’est un guide pratique, aujourd’hui en réexamen, pas une norme d’application obligatoire. Ses valeurs sont des règles de l’art.
Son tableau de séparation retient quatre cas :
- Câble d’énergie non blindé et câble de communication non écranté, sur support non métallique : 200 mm.
- Les mêmes, sur support métallique : 50 mm.
- Câble de communication écranté et câble d’énergie non blindé : 50 mm, ramenés à 5 mm sur support métallique.
- Les deux blindés ou écrantés : aucune distance imposée.
Les croisements entre réseaux de nature différente se font à angle droit chaque fois que possible.
Dans une cloison montée sur rails de 48 ou de 70 mm, les 200 mm ne tiennent nulle part. La conclusion d’un pré-câblage s’impose d’elle-même : un fourreau par nature de courant, jamais les deux dans la même gaine, et du câble de communication écranté, ce qu’est le Cat 6 FTP vendu en couronne. Si la place manque, décalez les courants faibles d’une hauteur.
Les perçages des montants sont l’autre friction. Leurs cotes ne figurent pas dans le DTU, mais dans les documentations système de chaque fabricant d’ossature. Repérez-les avant de percer, en même temps que les renforts, puisque le renfort d’un meuble haut et les gaines occupent la même cloison. Le montage est détaillé dans le guide pour poser du placo soi-même.
Ce que coûte un fourreau vide, et ce que coûte l’oubli
Un pré-câblage se chiffre d’abord en fournitures. Prix relevés le 28 juillet 2026 chez Castorama et Leroy Merlin, sur les fiches produit.
- ICTA Ø 16, couronne de 100 m : 26,90 €, soit 0,27 € le mètre.
- ICTA Ø 20, couronne de 100 m : 30,90 €, soit 0,31 € le mètre.
- ICTA Ø 25, couronne de 100 m : 53,90 €, soit 0,54 € le mètre.
- Boîte d’encastrement pour cloison sèche, 1 poste : 1,35 € l’unité en lot de 10.
- Tire-fil nylon de 25 m : 16,50 €.
- Câble réseau Cat 6 FTP, couronne de 100 m : 79,90 €, soit 0,80 € le mètre.
- Coffret de communication Grade 2 TV équipé de 4 RJ45 : 99 €.
Le conditionnement pèse plus lourd que la marque : le même ICTA Ø 20 revient à 0,56 € le mètre en couronne de 25 m contre 0,31 € en 100 m. Acheter court double le prix au mètre.
Faites le calcul d’une attente non desservie : quarante mètres d’ICTA Ø 20, quatre boîtes d’encastrement et un tire-fil, soit environ 34 € de fournitures, posées pendant que la cloison est ouverte, donc sans main-d’œuvre.
En face, le rattrapage. Les annuaires de mise en relation d’artisans situent la pose d’une prise en saillie entre 80 et 180 €, et la pose encastrée avec saignée, rebouchage et peinture entre 120 et 250 € la prise. Ce ne sont pas des moyennes mesurées, mais des fourchettes de devis publiées sans méthodologie : des ordres de grandeur, rien de plus. L’écart reste sans appel. Une seule reprise coûte davantage que tous les fourreaux que vous auriez posés.
C’est le poste qui n’apparaît dans aucun budget initial et finit dans la provision d’aléas ; l’estimateur de marge pour imprévus sert à lui donner une place avant qu’il ne s’en fasse une. Les sections de câble et le nombre de circuits, qui viennent après le pré-câblage, se dimensionnent avec l’article sur le tableau électrique et la norme NF C 15-100 et le calculateur de section de câble.
Où le pré-câblage s’arrête et où l’électricien reprend
Le pré-câblage n’engage personne tant que rien n’est raccordé. Le raccordement, lui, engage tout, et cinq opérations ne relèvent pas de l’auto-rénovation.
- Le raccordement au tableau et la mise sous tension. C’est là que se joue l’attestation Consuel, et le remplacement du tableau électrique obéit à ses propres conditions.
- Le raccordement final de la fibre. Il est réalisé par l’opérateur d’infrastructure ou son sous-traitant, selon les recommandations de l’Arcep de juillet 2023. Vous posez le fourreau et choisissez l’emplacement du DTIo, vous ne posez pas la prise optique.
- Toute intervention sur le gaz. Sans exception.
- Le percement d’un mur porteur ou d’une dalle. Un pré-câblage ne justifie jamais d’attaquer une structure. Faites établir une étude avant, plutôt qu’un constat après.
- Le percement dans un logement dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997. C’est la date que retient le diagnostic amiante, et l’amiante s’est logée dans des colles, des enduits et des dalles de sol. Faites réaliser le repérage avant de percer, pas après.
Le reste du pré-câblage, gaines, boîtes, tire-fils et tracés, se fait très bien soi-même, tant que le mur est ouvert. La séquence complète est posée dans l’ordre idéal pour rénover sa maison soi-même.
Questions fréquentes
- Non, et c’est une des rares règles à ne pas discuter en pré-câblage. Le guide UTE C 15-900 de mars 2006 demande jusqu’à 200 mm de séparation entre un câble d’énergie non blindé et un câble de communication non écranté sur support non métallique. Un fourreau par nature de courant règle la question.
- Aucun texte n’impose de remettre un logement existant entièrement à niveau. La NF C 15-100 s’applique aux parties que vous refaites : si vous montez une cloison neuve, les règles de la série 2024 la concernent. Le pré-câblage relève du bon sens de chantier, pas d’une obligation.
- Un ICTA de Ø 20 mm, selon les tableaux des fabricants ; le Ø 16 mm suffit pour trois conducteurs de 1,5 mm². La logique tient à l’occupation du conduit, limitée au tiers de sa section intérieure quand les conducteurs sont tirés après la pose, ce qui est toujours le cas en pré-câblage.
- Le fourreau, oui, et c’est même recommandé : il va de la façade ou du palier jusqu’à la gaine technique. Le raccordement final revient à l’opérateur d’infrastructure ou à son sous-traitant, et s’arrête au DTIo. Sans fourreau, le câble optique arrivera en apparent le long de vos plinthes.
Le tour de contrôle, juste avant le vissage
Les gaines posées, il reste un tour à faire, et il ne porte pas que sur l’électricité : photos de chaque réseau avec une échelle dans le cadre, cotes relevées depuis un angle fixe, continuité et isolement vérifiés, réseau d’eau laissé sous pression, étiquettes aux deux bouts de chaque gaine. La checklist à dérouler avant de refermer un mur déroule ces trente-deux points poste par poste, et s’imprime pour être cochée au crayon sur le chantier.
En résumé : trois décisions avant de visser la première plaque
Le pré-câblage tient en trois décisions, prises pendant que l’ossature est encore ouverte : un fourreau vide de la GTL vers chaque pièce, une prise réseau de plus que le plancher de la NF C 15-100-11, et un tire-fil laissé dans chaque conduit. Environ 34 € de fournitures d’un côté, 120 à 250 € la reprise de l’autre, et une fenêtre de chantier qui ne se rouvre pas.
Dans Murmur, la fermeture des cloisons reste indisponible tant que l’étape « poser les gaines en attente » n’est pas cochée pièce par pièce, et chaque pièce conserve la liste de ce qui doit y entrer avant le vissage des plaques.
Les sources
- Série NF C 15-100, publiée le 23 août 2024, AFNOR.
- Arrêté du 3 août 2016 portant réglementation des installations électriques des bâtiments d’habitation, Légifrance.
- Guide UTE C 15-900, mars 2006, cohabitation entre réseaux de communication et d’énergie, Norm’Info AFNOR.
- NF C 90-483, systèmes de câblage résidentiel secondaire, mars 2024, AFNOR.
- Mise en œuvre des canalisations et des connexions, Promotelec.
- Recommandations sur les raccordements finals FttH, juillet 2023, Arcep.
- Fiche technique du conduit ICTA 3422, Legrand.
Ne refermez pas une cloison sans sa liste
Dans Murmur, la pose des gaines en attente se coche pièce par pièce avant que la fermeture des cloisons ne devienne disponible.
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